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Murale de Mahmoud Darwich

 
Murale est un long poème dans lequel Mahmoud Darwich explore le mystère de la mort et la lutte des hommes, animés par leur désir d’éternité, sous la forme de trois relations : le poète à la femme, au langage et à l’histoire. Un poème d’une forte intensité et foisonnant de références mythologiques, religieuses, philosophiques et géographiques.
vendredi 8 juillet 2005.
 
Murale de Mahmoud Darwich - 2.7 ko
Murale de Mahmoud Darwich

Mahmoud Darwich, né en 1942 à Birwa, près de Saint Jean-d’Acre, est unanimement considéré comme l’un des plus grands poètes arabes contemporains. Mahmoud Darwich est l’auteur de plusieurs ouvrages maintes fois réédités et traduits partout dans le monde, il a publié chez Actes Sud : Au dernier soir sur cette terre (poèmes, 1994) ; Pourquoi as-tu laissé le cheval à sa solitude ? (poèmes, 1996) ; Une mémoire pour l’oubli (récit, 1994) ; La Palestine comme métaphore (entretiens, 1997) ; Le Lit de l’étrangère (poèmes, 2000).

Murale renvoie d’emblée aux grandes fresques antiques et médiévales, celles où l’artiste-artisan figure en général les deux dualités fondamentales vie/mort et mort/résurrection. C’est aussi, en quelque sorte, par référence à une autre tradition culturelle, une mu’allaga, ode qui exprimait avant l’islam la vision du monde des Arabes du désert, et qui, dit-on, était accrochée, en signe de vénération, au mur du temple de La Mecque.

Affrontant le mystère de la mort, Mahmoud Darwich nous livre son poème le plus ambitieux sur le plan thématique, et sans doute le plus complexe du point de vue formel. Le dépérissement des êtres et leur désir d’éternité, la lutte corps à corps avec la mort y sont explorés sous trois angles : la relation du poète à la femme, au langage et à l’histoire, dans un foisonnement d’images et de références religieuses, mythologiques, littéraires, philosophiques... Mais, grâce à une exceptionnelle maîtrise de la prosodie arabe, Darwich parvient à fondre tous ces éléments en un chant fluide et poignant qui rappelle les hymnes éternels de l’Orient ancien.

Source : poesie.webnet.fr