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Tu étais belle tu souriais

 
mercredi 18 mai 2005.

Tu étais belle tu souriais
On était jumelles te souviens tu ?
Tu étais mienne je le croyais
Tu étais mon amie pour la vie
On partageait tous nos repas
La vie était si dure pour toi
Ta douce maman s’en est allée
Un soir d’hiver sous les frimas
Un crabe froid l’avait rongé
Vous laissant seul tous les trois

Ton pauvre papa était perdu
Désemparé il ne vivait plus
J’étais ta confidente
J’étais le sourire de l’absente
J’étais si inconsciente
Du poids que le destin
Avait creusé dans ton chemin.

Tu étais belle tu souriais
Tu me jalousais et je riais
Je ne comprenais pas pourquoi
Pauvre idiote que j’étais
On partageait tous nos instants
Tous nos chagrins, je t’aimais tant
On se ressemblait tant
Que le sillon de ton destin
Avait réfléchit en bien

Ma vie n’était qu’insouciance
Tout était bien j’étais heureuse
On partageait même nos silences
Tes mots étaient gravés dans mon cœur

On a grandis avec allégresse
Avec pétillance et bonne humeur
On se sentait si forte je crois
Que rien ne nous faisait froid
Même la souffrance de ton papa
On sentait bien son chagrin
Il dérivait encore plus loin
Vous a lâché un beau matin

Toi tu étais là pour ta petite sœur
Tu y allais avec ton cœur
Ensemble on la protégeait
On la couvait comme un bébé
On l’entraînait dans notre ronde
La vie fleurait loin du chagrin

Tu étais belle on souriait
Tes yeux si bleus s’offraient au monde
Qui s’acharnait sans fin
Sur les tiens
Un autre mort, moi le réconfort
Une autre mort encore ,
Un autre chagrin sur ton chemin

Un homme qui disait t’aimer
T’a pris et puis t’a entraîné
Vers des chemins hallucinné
Et tu l’aimais tu le croyais
C’était le premier
Il t’a tout prit n’a rien donné
A prit ta vie et sans remord
A quitté la sienne d’abord
Te laissant vivre dans la mort

Les rides de ton cœur fatigué
N’a pas supporté le poids sans fin du destin
Tu as voulus y mettre une fin
Ëtre un peu maître de ton destin.

Quand il est entré dans ta vie
Je m’étais éloignée de toi
J’étais de trop tu étais amoureuse
Moi ta jumelle j’étais heureuse
Je m’effaçais le cœur léger
Tu étais enfin si heureuse
Et c’était divin

Je ne savais pas qui il était
Que sous son air d’ange il était rongé
Par un destin pire que le tien
Hallucinné il était drogué
Il s’enfuyait lui aussi
De sa vie qui l’avait renié
Il l’avait si bien caché
Tu étais si resplendissante
Et moi j’étais si innocente de celà
C’était tellement un autre monde
Que j’ignorais tout de son carnage.

Nos chemins se sont séparé
Car on savait qu’on était lié
Et que même sans se voir
Nos cœurs ensemble se parlaient

Ton destin est celui d’une étoile
Et brille encore dans mes larmes
Je m’en suis tant voulus je crois
Je t’en ai tant voulus pardonnes moi.

Tu as choisis de t’en aller
Tu avais tant souffert sur cette terre
Que je n’ai jamais vus pareil destin
S’acharnait ainsi sans fin.

Et cette fin tu l’as choisis
Je t’ai vomis je n’avais pas compris
Que tu voulais au paradis
Te reposer près des tiens.

Pour moi la vie était sacrée
Et je t’ai tant détesté
De ne pas m’avoir écouté
De m’avoir ainsi abandonné
Egoïste que je suis
Je n’avais pas pensé
Que nous n’étions pas des jumelles
Juste des amies
Et c’est la fin que tu as chosis

Depuis le temps s’est écoulé
Moi je n’ai sus me consoler
Je me suis tant détesté
De t’avoir laissée finir en fumée.

J’avais bâtis un avenir
Si rayonnant pour toi
La vie avait été si dure
Qu’elle ne pouvait qu’être éclatante

Tu m’as laissé sur ce chemin
Avancer toute seule vers ce destin
Je t’avais gardé dans mon cœur
Tu as grandis comme une fleur
J’étais nous deux, oui je l’avoue
C’était si fou de penser ça
Je m’en suis voulus surtout
De n’avoir pas sus être là
Pour te protéger même malgré toi.

© morjane