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Le Zahir de Paulo Coelho

 
“Zahir”, en arabe, veut dire visible, présent, qui ne peut passer inaperçu. Un objet ou un être qui, une fois que nous l’avons rencontré, finit par occuper peu à peu notre pensée, au point que nous ne parvenions plus à nous concentrer sur rien. On peut considérer cela comme la sainteté, ou la folie.” définit Paulo Coelho
dimanche 15 mai 2005.
 
Le Zahir de Paulo Coelho. - 4.2 ko
Le Zahir de Paulo Coelho.

Toute personne a eu dans sa vie proche ou lointaine un être à part, un "Zahir". Pour Paulo Coelho, c’est "quelque chose que l’on n’oublie jamais une fois qu’on l’a touché ou qu’on l’a vu, et qui va occuper nos pensées au point de nous conduire à la folie. Mon Zahir, ce ne sont pas les métaphores romantiques des aveugles, des boussoles, du tigre, ou de cette pièce de monnaie. Il a un nom, il s’appelle Esther." Sa femme, qui du jour au lendemain, décide de partir sans laisser un mot, une explication ou une trace de son passage. Et c’est précisément ce qui va hanter le protagoniste de ce livre. La pensée même de ne pas comprendre pourquoi elle l’a abandonné à ses doutes et ses remords. Toutes ses questions vont le conduire à une totale remise en question de son couple mais surtout de lui même. De ce parcours initiatique au plus profond de son âme, il en sortira grandi, plus fort et plus convaincu encore de son amour pour la femme de sa vie. A travers un véritable jeu de piste et au hasard des rencontres, l’auteur va finir par rejoindre son "Zahir" à l’autre bout du monde...

Comme à son habitude, Paulo Coelho invite le lecteur à s’interroger sur ses choix, à réfléchir sur ses actes et à se remettre en question. La recette qui a précédemment fait ses preuves est encore une fois au rendez-vous. On referme ce livre avec la sensation étrange de s’être déjà un jour posé les mêmes questions ou d’avoir vécu la même situation. Alors si ce livre peut en aider certains à affronter leurs démons...

Résumé du livre

Un écrivain célèbre raconte la disparition de sa femme, Esther, correspondante de guerre. Elle devient son Zahir, son idée fixe, son obsession, sa seule raison de vivre. Au fil d’un périple qui le conduira de Paris jusqu’en Asie centrale, il traversera la steppe, son désert, sa magie et ses légendes pour retrouver celle qui donne un sens à sa vie. Un récit, à contenu autobiographique, sur l’état du monde moderne, sur l’amour, la liberté et la solitude, sur l’avenir de l’homme en quête de repères, d’amour et de spiritualité.

Extrait

La cathédrale c’est moi, c’est chacun de nous. Nous grandissons, nous changeons de forme, nous découvrons certaines faiblesses qui doivent être corrigées, nous ne choisissons pas toujours la meilleure solution, mais malgré tout nous continuons, essayant de nous tenir droit, correctement, de façon à honorer non pas les murs, non pas les portes ou les fenêtres, mais l’espace vide qui se trouve à l’intérieur, l’espace dans lequel nous adorons et vénérons ce qui nous est cher et compte pour nous. Oui, nous sommes une cathédrale, sans aucun doute. Mais qu’y a-t-il dans l’espace vide de ma cathédrale intérieure ? Esther, le Zahir.

Elle a tout rempli. Elle est la seule raison pour laquelle je suis en vie. Je regarde autour de moi, [...] et je comprends pourquoi j’ai affronté la neige, les embouteillages, le gel sur la route : pour me rappeler que tous les jours je dois me reconstruire et, pour la première fois de toute mon existence, accepter que j’aime un être humain plus que moi-même.

Par Dorothy Glaiman, evene.fr

Le Zahir de Paulo Coelho
Date de publication : 4/5/2005
Editeur : Flammarion