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Pour l’amour du peuple d’Eyal Sivan et Audrey Maurion

 
Pour l’amour du peuple d’Eyal Sivan et Audrey Maurion
Film français, allemand (2004). Documentaire. Durée : 1h 28mn
mercredi 13 avril 2005.

Synopsis

Monsieur B., officier de la Stasi, a travaillé pendant

 
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Pour l’amour du peuple d’Eyal Sivan et Audrey Maurion

vingt ans comme fonctionnaire au service de la surveillance et du contrôle du peuple, "un service public". Il a agi par amour : un amour inconditionnel et absolu pour son peuple, un amour aveugle et destructeur. Lorsque le vent tourne et que le régime, dont il faisait partie, change, Monsieur B. est licencié. Il se retrouve alors sans perspective ni avenir. Il est seul dans ce bureau qui n’est désormais plus le sien. B., un homme qui avait fait sienne la devise : "La confiance c’est bien, le contrôle c’est mieux".

Anecdotes

Pour l’amour du peuple est le résultat de l’association entre le cinéaste et producteur israélien Eyal Sivan et la chef monteuse et réalisatrice française Audrey Maurion. Leur première collaboration remonte à 1999 avec Un specialiste, portrait d’un criminel moderne, qui retraçait en images le procès d’un chef de bureau de la sécurité intérieure du IIIème Reich impliqué dans la déportation de juifs vers les camps de concentration. Audrey Maurion évoque son travail avec le cinéaste : "On partage un certain nombre de pensées politiques et philosophiques. Une même vision du travail de documentariste, de l’utilisation de l’archive ou des idées politiques. En fait, Pour l’amour du peuple est un peu une continuation de notre travail commun.

Le montage est un prolongement logique de l’écriture. C’est d’autant plus passionnant de m’investir dès le départ d’un film, d’écrire, de travailler la voix, et d’être présente sur les tournages." Le cinéaste israélien ne tarit pas d’éloges sur elle : "Audrey a une virtuosité de regard, une façon de s’emparer de matériaux bruts puis de sculpter la matière."

Le cinéma : champ d’expression au même titre que l’écrit

Eyal Sivan pense que la réflexion politique peut aussi passer par le cinéma et par conséquent défend ce support. Il s’explique : "L’image et le son composent des phrases au même titre que l’écrit ou la parole. [...] En travaillant avec le réel, en filmant des images, en selectionnant des rushes, on fabrique des archives. Donc, d’une certaine manière, cela nous impose un devoir, une responsabilité. Ma démarche est celle d’un citoyen, ayant une conscience politique. Même si je maîtrise mal la parole écrite, j’ai un certain savoir-faire pour exposer mon regard et mon approche des évènements. [...] Je crois au mouvement des idées."

Source : Allocine.fr