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Le Sable et l’écume de Khalil Gibran

 
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lundi 8 décembre 2003.

Je marche éternellement sur ces rivages
Entre le sable et l’écume
Le flux de la marée effacera l’empreinte de mes pas et le vent emportera l’écume.
Mais la mer et le rivage demeureront
Eternéllement

Le Désir est la moitié de la vie ; l’indifférence est la moitié de la mort.

Les Fleurs du Printemps sont les rêves de l’hiver racontés au petit matin, à la table des Anges.

On me dit : Un Oiseau sur la main en vaut dix dans l’arbre.
Mais je leur réponds : Un oiseau et une plume dans l’arbre valent davantage que dix oiseaux sur la main.
Cette plume que l’on recherche est la vie aux pieds ailés ; non, c’est la vie elle même

L’Amour est un mot de lumière, écrit par une main de lumière, sur une page de lumière ;

La Foi est une oasis dans le coeur que n’atteindra jamais la caravanne de la pensée.

Chanson de la vague

Le rivage puissant est mon bien aimé
Et je suis son amante
Nous sommes enfin réunis par l’Amour
Mais la Lune me sépare de lui
Je Vais à lui en hâte et repars
à contre sens, en une multitude
De petits Adieux
Je quitte rapidement
l’Horizon bleu pour répandre l’argent
De mon écume sur l’or de son sable
Et nous nous mélangeons dans la brillance en fusion
J’apaise sa soif et submerge son
Coeur ; Il adoucit ma voix et soumet
Mon tempérament.
A l’aube, je lui chante la chanson de
L’espoir, puis je dépose un doux baiser sur
Son visage ; je suis prompte et craintive, mais il
Est calme, patient et rêveur. Sa
Large poitrine apaise mon agitation.
Quand la marée arrive nous nous caressons,
Quand elle se retire, je me laisse tomber à ses pieds
Dans
La prière.