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La joie et la peine s’enchaînent

 
La joie et la peine s’enchaînent
Comme deux sœurs siamoises
Et cohabitent dans mon cœur
Avec la même ferveur.
samedi 22 janvier 2005.

J’apprécie ces moments de bonheur
Où le moindre nuage est un heureux présage
Où le ciel se pare des plus beaux atouts
Pour éblouir mon cœur
Où le monde des hommes
Est un monde pour l’homme
Où rien ne vient troubler
Cet instant de sérénité

Et puis parfois
La rivière gronde
Charrie des torrents de larmes de sangs
On pille, on viole
Les esprits, les paroles
Les pensées sont tordus
Comme une branche coupé je refuse d’entrer
Dans ce monde de pluie
De froids et de cris
Les maux sont cinglants comme de lames

Je ressens tant de larmes
Je ne veux plus avancer
A quoi sert d’exister
Si ce n’est pour semer
Que des torrents de larmes
Rien n’est plus vraiment beau
Je me sens comme un oiseau rabougri
Laid tout seul sous la pluie
Mes ailes sont coupées
Des fois je n’existe même plus
Je m’exile loin de moi
Je disparais

Et puis souvent il suffit d’un rien
Un reste de l’humain
Me tend une plume une larme
Qui est sèche à force d’exister
Elle attend la rosée
Que l’aube lui donnera
Un murmure dans une branche
Une envie de continuer
Dans ce monde là

Il n’y a pas que du laid
Et cette noirceur n’est qu’un autre coté du miroir
Qu’il faut aussi regarder en face
Il ne faut pas le nier
L’ombre et la lumière
Le bonheur et le malheur
Tapissent notre vie
Comment adorer une rose sans ses épines ?

© morjane