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C’est un matin comme les autres

 
jeudi 18 novembre 2004.

C’est un matin comme les autres
Et pourtant tout est si différent
L’aube pointe timidement son nez
L’air est chargé de sérénité
Rien ne semble éveillé
Tout est calme et tranquillité
Et pourtant

C’est un matin comme les autres
Et dans un coin elle s’est enfuit
Le monde est devenu violence
Le bruit du sang coule à présent
Sans amour que des paroles de haine
On va tuer les oppresseurs
Et dans les cœurs poussent la haine à satiété

C’est un matin comme les autres
Et pourtant le jour tarde à se lever
L’obscurité est dans les coeurs bien arrimé
On tue on pleure on assassine
On compte les points et on déplore
C’est pas ma faute il a commencé

C’est un matin comme les autres
Pourtant je me sens oppressé
Le monde suffoque de tant de haine
Qui suintent de tous les cotés
Il faut si peu pour tout détruire
Pour reconstruire on peut rêver

C’est un matin comme les autres
Et dans un coin elle s’est enfuit
Elle reviendra quand il fera nuit
Quand l’homme aura tout détruit
Même la haine au fond de lui

Elle s’enfuit dès que l’on crie
Elle vient sans bruit, avec douceur
Elle sait que viendra son heure
Elle est la vie et l’insouciance
Elle sourit même sous la pluie
Elle est immortelle
Fière vestale elle brûle en nous
Même chez les plus fous

Elle est dans nos cœurs
Il faut juste doucement l’appeler
De tout son coeur avec bonheur
Son doux nom comme une caresse :
La Paix

morjane