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Un chagrin que l’on porte

 
samedi 21 août 2004.

Un chagrin que l’on porte
comme une armure
Se protéger, ne pas se blesser
c’est trop dur

Oublier les douleurs
dans le cœur
Réfréner les ardeurs
en couleurs

Une bouche en forme de cœur
Quand j’ai peur
Une caresse si légère
pour me plaire

Un baiser qui apporte
l’eau bien au dela
De tout ce dont on rêve

Et puis le temps passe
Et l’angoisse refait surface
L’absent est si loin
Il est déjà demain

Se poser trop de questions
Ce n’est pas toujours bon
Attendre c’est si loin
Alors un nuage

Et soudain te voici
Resplendissant de vie
Sur de toi
Comme la vie
Qu’est ce que tu crois

Et puis ta tendresse
Me prend par surprise
Me désarme et me brise
Toute résistance

Oublié les soucis
Oublié la nuit
Oublié le gris

Je resplendis
A travers toi
Et ce doux jasmin
vient embaumer
Même ma main
Quand tu m’emmènes
Si loin de notre rive.

© morjane