vendredi 2 juin 2006.
On parle beaucoup d’amour, on le cherche, on l’attend, on le désire, on le fuit. On espère pouvoir dire un jour “je t’aime” à celle ou celui dont on rêve, ou on le dit déjà à la compagne, au compagnon de sa vie. Mais sait-on ce que l’on dit quand on dit “je t’aime” ? Qui est ce “je” qui dit aimer ? Et de quel amour s’agit-il ?
« N’ y a-il pas autant de façons d’aimer que d’être humains ? Et nous-mêmes n’aurions-nous qu’une seule façon d’aimer ? Ceux que je suis amenée à entendre hommes et femmes, parlent-ils de la même chose quand ils prononcent le mot “amour” ? Leur quête, la plupart du temps insatisfaite, relève-t-elle du même désir ? Et savons-nous quel est notre désir ?
« Nous avons perdu très tôt notre innocence - non nocere, ne pas souffrir. À peine avons-nous eu conscience de nos manques et de notre nudité que nous étions chassés du jardin d’Eden. Nous sommes encore ce bébé, nu et dépourvu, fragile et désemparé : si avide d’aimer et d’être aimé qu’il ne tient pas davantage compte de l’autre que de lui-même. Il ne se connaît pas ; plutôt il ne sait de lui que ses besoins immédiats. Il ressent une soif que rien ne semble jamais pouvoir désaltérer. »
Catherine Bensaid, psychiatre, psychanalyste, est l’auteur de plusieurs best-sellers dont Aime-toi, la vie t’aimera, histoires d’amours, histoire d’aimer et Je t’aime la vie.
Jean-Yves Leloup, philosophe, théologien et psychothérapeute, consacre une large partie de ses recherches aux liens entre amour et sacré (Evangile
de Marie, Une femme innombrable, Tout est pur pour celui qui est pur...). Qui aime quand je dis « Je t’aime » est paru aux Editions Albin Michel.
Aurélie, poesie-amour.com