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D. R. 9 de Matthew Barney

 
Drawing restraint 9 offre un périple jusque dans les eaux glaciales de l’Antarctique pour dénoncer la chasse à la baleine en mer du Japon.
vendredi 31 mars 2006.

D. R. 9 de Matthew Barney. (JPEG)

"Drawing restraint 9" ou "DR9", fait suite à "Cremaster", un cycle de 5 films, mêlant performance, cinéma, théâtre, comédie musicale et opéra.

L’Américain Matthew Barney propose une nouvelle déclinaison de son univers organique et fantasmagorique dans "Drawing Restraint 9", film expérimental imprégné de culture japonaise, dans lequel il se met en scène aux côtés de sa compagne Björk, qui signe également la bande originale.

Objet cinématographique étrange suscitant tour à tour la fascination et la répulsion, "DR9" suit l’arrivée puis le séjour de deux occidentaux (Barney et Björk) à bord d’un baleinier japonais dans la baie de Nagasaki. Sur le navire, une étrange sculpture de vaseline a été dressée, dont la forme est maintenue par un dispositif métallique. Traités comme des invités de marque, les deux occidentaux sont baignés et revêtus de somptueux vêtements d’inspiration shintoïste. Lorsqu’un orage éclate, la sculpture se liquéfie et envahit le navire, entraînant l’étrange mutation des deux invités au terme d’une éprouvante mutilation partagée.

Théâtre de l’intrigue, le baleinier japonais, le Nisshin Maru, mondialement connu grâce au travail de Greenpeace, reste l’emblème de la chasse à la baleine, activité traditionnellement très ancrée dans la culture nippone. De manière subtile mais sans détour, Drawing Restraint 9 se veut un véritable plaidoyer contre ce crime.

Tourné en langue japonaise à Nagasaki, où il fut projeté en avant-première l’été 2005, "Drawing Restraint 9" a été présenté hors compétition au Festival de Venise la même année.

Elisa, poesie-amour.com