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Basic instinct 2 : déception

 
Sharon Stone est toujours aussi belle mais le film ennuie et aucun risk d’addiction n’est à craindre.
jeudi 30 mars 2006.

Basic instinct 2 : Sharon Stone. (JPEG) Dans la première scène de Basic Instinct 2, Sharon Stone fonce au volant d’un bolide pendant qu’un type, stone lui aussi, lui chatouille le point G. Parvenus à l’orgasme, Sharon, son point G, sa voiture et son amant (selon l’ordre d’importance du scénario) finissent dans la Tamise. Le tout filmé avec la sensualité d’une publicité pour déodorant.

Quatorze ans après l’original de Paul Verhoeven, voici donc ce qu’il reste de Basic Instinct. Un machin immonde et mal fichu, à peu près aussi sulfureux qu’une valse de nudistes sur une plage de Pavalas-les-Flots et qui, pour tout suspens, se contente de multiplier les fausses pistes à partir de meurtres dont tout le monde se fout - à commencer par le réalisateur Michael Caton-Jones, dont le cahier des charges semble s’être résumé à : a) filmer les gambettes de Sharon Stone, b) couper tout ce qui pourrait faire rougir au montage. Quel cauchemar !

D’autant plus qu’à l’origine, le projet a passé entre les mains expertes du génial David Cronenberg puis du non moins talentueux John McTiernan, lesquels jeteront tous deux l’éponge face aux refus, hésitations et avis contraires de la production et de Sharon Stone - qui se livrent à l’époque une impitoyable guerre d’usure. L’affaire se terminera par un arrangement à l’amiable devant les tribunaux américains : Sharon Stone empochera ses quinze millions de dollars, les producteurs auront leur film.

Voila donc un pur produit marketing réalisé par un Michael-Caton-Jones qui n’arrive pas à la cheville de Paul Verhoeven.

Par Sophie, synthèse de tdg