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American Vertigo de BHL

 
Dans American Vertigo, Bernard-Henri Lévy part sur les traces de Tocqueville et ausculte les Etats-Unis.
dimanche 26 mars 2006.

American Vertigo de BHL. (JPEG) American Vertigo est un essai d’actualité sur le modèle du livre De la démocratie en Amérique d’Alexis de Tocqueville écrit suite à son séjour en Amérique en 1830 qui captive et désarçonne et divise le public americain.

« C’est un livre sur les Etats-Unis, originellement écrit en français (...) mais qui s’adresse principalement à une audience américaine (...) et lire les impressions d’un étranger sur ses propres terres peut être irritant », selon l’écrivain Brendan Bernhard. Un deuxième article du Los Angeles Times, le 22 janvier, cette fois sous la plume de Marianne Wiggins, affirme qu’il a beau être enthousiaste sur le pays (il se présente comme un anti-anti-américains) il ne saisit pas pour autant sa "réalité quotidienne".

Marianne Wiggins reproche aussi au livre d’être au fond sensationnaliste et de manquer de sérieux, de s’intéresser plus aux vedettes qu’au vrai monde. « On est loin de Democracy in America, de Tocqueville, ou de On the Road, de Jack Kerouac, écrit-elle. Le livre de Lévy a peut-être un seul mérite, celui de nous faire découvrir combien nous avons été bénis d’avoir eu chez nous un Français qui réfléchissait sur notre avenir ! Vive Monsieur de Tocqueville ! Lisez-le, lui, l’original. »

Dans American Vertigo BHL a rendu les armes devant le pays à la fois colossal et blessé que sont les Etats-Unis d’Amérique de l’après guerre d’Irak. Il s’est exposé bondissant d’une rencontre avec Norman mailer à une virée dans le QG de l’église mormone de Salt Lake City Des chapitres brefs incisifs écrits comme autant de contre plongée dans ce Finistère de l’occident.

En dressant le portrait fouillé d’une Amérique bariolée, dissonante mais aux ressorts démocratiques inaltérables. BHL dérange déroute et passionne c’est un miroir qu’il tend au peuple du nouvel impérium. C’est aussi à une réflexion dépaysant et renouvelée sur le paradoxe de la révolution individualiste qu’il nous convie.

Aurélie,poésie-amour.com